Facteurs associés à la faible utilisation des applications mobiles dans la collecte des données sanitaires chez les prestataires de santé à Mbuji-Mayi, République Démocratique du Congo
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Mots-clés

applications mobiles
collecte des données sanitaires
santé numérique
prestataires de santé
facteurs associés
Mbujimayi
République démocratique du Congo

Comment citer

Facteurs associés à la faible utilisation des applications mobiles dans la collecte des données sanitaires chez les prestataires de santé à Mbuji-Mayi, République Démocratique du Congo. (2026). REVUE DES SCIENCES DE LA SANTE, 5(2), 852-860. https://doi.org/10.71004/rss.026.v5.i2.131

Résumé

La transformation numérique des systèmes de santé offre de nouvelles possibilités pour améliorer la collecte, la transmission et l’utilisation des données sanitaires. Les applications mobiles constituent aujourd’hui des outils importants de cette transformation, mais leur utilisation effective reste confrontée à des contraintes humaines, technologiques, organisationnelles et environnementales. Cette étude avait pour objectif d’identifier les facteurs associés à la faible utilisation des applications mobiles dans la collecte des données sanitaires chez les prestataires de santé de la ville de Mbujimayi. Une étude analytique transversale à visée quantitative a été réalisée auprès de 123 prestataires de santé des structures sanitaires leaders des dix zones de santé de Mbujimayi. La sélection était exhaustive parmi les prestataires éligibles identifiés dans les structures concernées. Les données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire structuré administré avec KoboToolbox. La faible utilisation des applications mobiles était définie comme une utilisation mensuelle ou plus rare. Les associations ont été étudiées par les tests du χ² de Pearson ou exact de Fisher et estimées par les odds ratios avec leurs intervalles de confiance à 95 %. Une régression logistique binaire parcimonieuse a été réalisée. Compte tenu des 71 événements observés, le modèle final à six variables présentait 11,8 événements par variable. Le seuil de significativité était fixé à 5 %. La faible utilisation des applications mobiles concernait 71 participants, soit 57,7 %. En analyse multivariée, elle était significativement associée à une maîtrise moyenne ou faible des applications (ORa = 4,12; IC95 % : 1,28–13,29; p = 0,018), à l’absence de formation sur les applications (ORa = 2,89; IC95 % : 1,01–8,25; p = 0,047), à une connexion Internet insuffisante (ORa = 2,74; IC95 % : 1,08–6,94; p = 0,034), aux difficultés techniques fréquentes (ORa = 3,86; IC95 % : 1,41–10,54; p = 0,008), à l’absence de soutien technique (ORa = 2,51; IC95 % : 1,02–6,20; p = 0,045) et à l’insuffisance de formation institutionnelle (ORa = 3,97; IC95 % : 1,54–10,26; p = 0,004). La faible utilisation des applications mobiles à Mbujimayi semble principalement liée aux compétences numériques, à la formation, à la connectivité et au soutien institutionnel. Des interventions combinant renforcement des capacités, amélioration des infrastructures numériques et accompagnement technique pourraient favoriser une utilisation plus régulière et durable des outils mobiles.

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